REFLEXION

2 juillet 2015 - 14:19

A méditer !!!

POURQUOI J'AI ARRETE LE FOOT."

26/10/2011
Dégoûté de l’ambiance trop sérieuse et élitiste de son club, Pierre a arrêté le foot à l’âge de 15 ans. L'une des raisons de la baisse des licenciés constatée au sein de la fédération ?

Premiers pas réussis
« J'ai commencé le foot dans le club de ma ville dès la première année de débutants. C'est un club important, qui compte près de mille licenciés et où les équipes jeunes jouent toutes dans les plus hautes divisions. Jusqu'en catégorie Poussins, on jouait au foot seulement pour s'amuser. Les éducateurs étaient jeunes et très sympas, toujours gentils. C'était du vrai foot loisir. »

L'ambiance se dégrade
« C'est en Benjamins que l'ambiance a commencé à changer. Les éducateurs parlaient de l'importance du résultat de manière insistante et ils nous faisaient comprendre qu'il « fallait » finir avec le meilleur classement possible. Tout était devenu beaucoup plus sérieux... Plusieurs joueurs sont arrivés de l'extérieur et les équipes sont devenues figées : c'était devenu presque impossible d'espérer rejoindre l'équipe du niveau supérieur. A l'époque, ça m'avait surpris parce qu'on était jeunes et ça ne correspondait pas à ce que j'attendais du foot. On avait été jusque-là habitués à avoir des coachs qui se comportaient comme des grands frères et on s'est retrouvé avec des entraineurs plus sérieux, trop axés sur la tactique et le résultat... En plus, les parents sont venus plus nombreux et mettaient la pression sur leurs enfants, mais aussi sur nous. »

Une concurrence malsaine
« Durant les quatre ans qui ont suivi, j'ai connu deux entraineurs très sympas et passionnés, qui refusaient ce côté sérieux que lui imposaient les responsables de la catégorie. Mais j'ai aussi connu deux autres coachs beaucoup moins sympas, assez violents dans leur manière de nous parler, qui criaient en match et même à l'entraînement quand on ratait quelque chose. L'ambiance s'est forcément dégradée. Beaucoup de jeunes continuaient à arriver d'autres clubs et il y avait une concurrence un peu malsaine dans les équipes. A l'entraînement, en match, certains jouaient seulement pour se faire bien voir et l'état d'esprit n'était pas du tout collectif. A l'entraînement, ils se croyaient au-dessus des autres, s'énervaient, taclaient méchamment... On avait l'impression qu'on était leurs adversaires ! Certains coachs avaient du mal à gérer ces joueurs individualistes et les laissaient tout faire sous prétexte qu'ils étaient les meilleurs. Les éducateurs plus sympas, par contre, n'hésitaient pas à les priver de match pour qu'ils changent leur comportement. »

Soixante joueurs pour deux équipes
« Quand j'étais en catégorie U16, pour ma dernière saison, on était plus de soixante pour former deux équipes ! L'équipe 1 était déjà formée, donc ça laissait très peu de place pour les autres. Le fait d'être aussi nombreux gênait la progression des équipes. Pourtant, les coachs ne nous en parlaient jamais : je savais juste que si je ne recevais pas ma convocation pour le samedi, je n'avais plus qu'à revenir le mercredi d'après. La dernière année, je n'ai joué que six ou sept matchs dans la saison. A la fin, je n'avais plus confiance en moi pendant les entraînements. Je n'osais plus faire d'appels, de dribbles. J'essayais de jouer simple, proprement, mais je ne prenais plus de risque. Je ne jouais plus vraiment au foot comme j'aime le faire. »

Fin de « carrière » à 15 ans
« A cette époque, on jouait la compétition à fond, c'était très sérieux. Trop sérieux, même. Les entraîneurs nous parlaient tout le temps de gagner le championnat et de battre les équipes du coin. Il n'était jamais question de plaisir, de progression, tout ça avait disparu. J'en ai eu marre et j'ai décidé d'arrêter le foot en club à 15 ans. J'étais très déçu de ne plus pouvoir jouer, mais j'étais trop dégoûté par cette ambiance. Je ne voulais plus jouer qu'entre amis, pour le plaisir. Je n'ai pas pu rejoindre un autre club car il n'y en a qu'un dans ma ville, et les clubs les plus proches étaient aussi trop élitistes. En équipe A, il n'y avait plus un seul joueur qui habitait ma ville ! Je ne dis pas que tous les joueurs doivent en être issus, mais ça m'a choqué qu'il n'y en ait pas un seul. » 

Propos recueillis par Pascal Stefani

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